J4 – Bourbourg à Escalles

Rivière Aa

















Aujourd’hui, nous sommes partis du petit champ que nous avions trouvé derrière la “Brique d’Or”, le ventre vide, vers 11:00. Eh oui, on as dormi jusqu’à 09:00. Quoi? C’est les vacances! Quelques kilomètres plus loin, au patelin de “Bourbourg” nous avons acheté de quoi manger le matin et le midi, mais à cause de notre départ tardif le matin s’est transformé en midi et nous avons gardé les sandwichs pour le soir.
Puis nous nous sommes mis en route- quel vent!- et sommes passé par Gravelines, charmant village peuplé d’oiseaux de mer. Sur les routes entre les champs se trouvaient plein de petites chenilles noires à picots, et nous avons croisé un groupe de cavaliers apprentis. Nous sommes enfin arrivé à Calais, où Papa nous a offert une glace dans un café, ce qui nous a permis de faire une belle pause. Anna a pris une glace au caramel beurre salé, café et coulis de caramel, Nils une dame blanche et moi un banana split – on s’est régalés.
Une fois Calais et ses alentours traversés, nous avons été confrontés à de désolantes vérités. D’abord, nous devions faire environ 5km au bord de la route, sans piste cyclable, au plus près des rapides voitures; puis, il fallait pour arriver à l’endroit voulu , tout en haut de la colline (Cap Blanc Nez), faire une montée, certes pas raide ni dangereuse, mais qui avait l’air (et était) terriblement longue (à nouveau sur la route). Ce désagréable moment nous a permis d’admirer deux monuments; le premier, à la moitié, était dédié à H. Latham, premier homme ayant tenté de traverser la manche en avion, et qui décolla de cette montagne. Le second, marquant le point culminant, était dédié à tous les français ayant péris dans la Patrouille de Douvre, chargée de surveiller le détroit du Pas de Calais lors de la première guerre mondiale en empêchant les nazis de passer. Nous avions une vue imprenable sur l’Angleterre et les alentours, ce qui nous permis de décider où nous irions camper pour cette nuit.
Ainsi, on quitta cette colline, dans une descente qui fila la frousse à Nils, et pour cause : une telle descente sollicitant tellement nos freins, ils étaient brûlants et pouvaient donc lâcher à tout moments. Puis, en s’arrêtant au petit hameau en contrebas, quand j’allais aux toilettes d’un restaurant, Papa fis part à Anna et Nils d’une merveilleuse nouvelle : si on trouvait une pizzeria ou une friterie, on irait y manger. Spoil : on n’en a pas trouvé. Après le village se trouvait une délicate montée, mais de trop, et Papa décida ainsi de s’arrêter camper dans le bosquet plus bas que celui prévu. Un portail nous laissa deviner que cette propriété était privée, on alla donc à l’encontre des propriétaires, assumés au bout du chemin. Et nous avions bien assumé, car une femme chaleureuse vint nous accueillir, et accepta gentiment de nous laisser camper dans son jardin; j’était ravie car tout du long je m’était dis que ce jardin ressemblait à celui de Alice au pays des merveilles.
On s’installa dans les vent, puis mangea les repas prévus au midi, qui n’étaient pas assez, mais on a survécu. On partit se coucher avec joie, pour échapper au froid et conséquences sur nos jambes de cette montée éprouvante.