J12 – La Petite-Arche à Etiolles (via Paris)

La ville de l’Amour, des lumières, …


















Ce matin, le réveil précoce et l’emplacement de la tente dans le sous-bois nous obligèrent à passer un début de journée plus que frisquet. Anna et Nils, avec l’aide minime de Papa qui n’avait pas tant entendu, m’ont conté leur nuit. Nils me parla alors avec affolement du bruit causé, selon lui, par un renard : “Ça ne peut pas être un SDF, car il faisait “uik uik” !”, avant que Papa ne réagisse : “Mais ce sont des sangliers, ça ?! “, et qu’Anna approuve l’idée nouvelle.
Après avoir replié les tentes avec grande difficulté (du moins pour Nils et moi), nous nous sommes dirigés vers le cœur de Paris.
Nous sommes d’abord passés par le beau château Laffitte, puis découvrîmes avec stupéfaction que la ville alentour s’appelait “Maisons-Laffitte”. Puis, après une montée douloureuse dès 9h du matin, nous arrivâmes assez vite à La Défense, par derrière, et nous (Papa) fûmes tout à fait surpris de voir le quartier moderne vide.
Nous demandons alors le pourquoi du comment à une dame qui rétorque poliment, nous regardant comme des hurluberlus, qu’en effet, à 9h un dimanche matin, le quartier est assez peu fréquenté.
Et là, la vérité nous frappe : nous sommes dimanche. Catastrophe ! Tout Paris sera fermé ! Faux. Les magasins étaient plus ouverts qu’à Montpellier un jeudi après-midi.
Sur La Défense, nous nous installons à la terrasse d’une mignonne pâtisserie, dans laquelle Papa nous offre le petit-déjeuner, et où j’exécute une technique de Grandpa de Belgique, et où Anna s’offre un trompe-l’œil à la mangue qu’elle qualifie de délicieux.
Puis, après être passés sous l’Arche et que Papa nous a montré les différentes tours, dont la sienne — la Carpe Diem —, nous nous sommes remémoré les doux souvenirs que nous avons eus avec Maman, il y a 5 ans, qui nous avait, par exemple, emmenés chez Five Guys, le fameux resto que Barack Obama préférait à Paris.
Ensuite, nous sommes partis assez directement pour l’Arc de Triomphe, où, en passant par le tunnel de l’Étoile, nous avons vu un merveilleux musicien (surtout entendu, donc).
Arrivés en haut, la surprise fut décuplée, car, ayant un Arc de Triomphe à Montpellier (tout petit), nous pensions en retrouver un similaire, surtout de la même taille. En nous frayant un passage entre les touristes, nous prîmes une photo de nous, et nous découvrîmes la flamme du soldat inconnu. Sauf leur respect bien sûr, je dois admettre que la flamme me rappelait surtout les JO.
Puis nous sommes partis pour la fameuse, la magnifique Tour Eiffel.
Sur le chemin, je me remémorais des films comme Ratatouille, Ballerina ou Un monstre à Paris, qui ont bercé mon enfance avec leurs douces imaginations de Paris.
La Tour Eiffel était bondée, et après avoir vu les tarifs, nous avons décidé de simplement prendre notre photo, et sommes difficilement partis (à cause de tous les piétons fourmillant autour de nous). Anna a acheté ses petits porte-clés, et plus tard, un marchand ambulant me voyant à vélo me dit que le porte-clés est à 1€. Je lui souris et pars demander à Papa de s’arrêter pour lui en acheter un ; je reviens vers lui cinq minutes plus tard, tends ma pièce et choisis ma tour.
Il me demande si c’était moi, à vélo, et m’offre une deuxième tour, car j’étais gentille. Je la choisis argentée et l’offre à Nils.
Puis, nous sommes passés devant les impressionnants Petit et Grand Palais, en allant vers l’Élysée, où il y avait plein de policiers. Sur le chemin, j’ai repéré une adorable petite mosaïque, que j’ai photographiée, et Anna, la marque favorite de tasse à café de Grandma, qu’on vous a mise là.
On se met en route pour le Louvre, en passant par le gros caillou long (l’obélisque) et la place de la Concorde. Nous ne nous sommes même pas arrêtés au Louvre tant il y avait de monde. Puis on est partis pour Notre-Dame, bondée elle aussi. Nous avons pu prendre une photo, puis sommes vite partis en quête de nourriture, et sommes tombés sur un Subway sur la rive d’en face. Nils était aux anges, car il a décrété depuis peu que c’est son fast-food préféré.
Nous sommes allés nous poser un petit peu plus loin, sur un banc sur une place ; enfin, précédemment une place. Car le café d’en face, en plus de son emplacement terrasse, prenait tout l’espace de la place — rappelez-vous bien de ce café.
Puis nous avons mangé les fameux sandwichs tant attendus par Nils, et avons nourri les pigeons. J’avais préféré manger un sandwich et des Benenuts achetés à la supérette à côté du Subway. J’ai lancé une Benenut à un pigeon, qui l’a beaucoup aimée. Nils a lancé une chips au paprika à l’autre pigeon, qui ne l’a pas du tout aimée.
Ces deux mêmes pigeons nous ont, plus tard, montré leur façon très spéciale de faire des bébés — ce que je ne décrirai pas ici — et qui nous a bien fait rire.
Anna se régalait de son cookie (offert, à Nils aussi, car ils avaient été gentils) quand Nils a décrété devoir aller aux toilettes.
Nous lui avons proposé de demander au café en face (vous vous en rappelez ?) pour éviter toute récidive du passé*, c’est-à-dire les peintures rupestres jambières. Il est allé voir un petit serveur, assis à l’entrée, qui lui a expliqué poliment, et avec assez peu d’assurance, qu’il ne pouvait pas vraiment aller aux toilettes sans consommer, mais bon, c’est un enfant, et puis…
Quand la patronne mal aimable est arrivée en trombe et a coupé le jeune homme en hurlant :
”TOU UEROSE!” (2 €) à Nils.
Ayant assisté à la scène, nous avons bien rigolé, et Papa a expliqué en un regard à Nils d’aller déféquer au Subway.
Je ne prendrai en aucun cas 20 min à vous expliquer la galère que ce fut pour Nils de couler sa céleste praline, mais disons qu’entre-temps, nous avons pu piocher dans l’assiette de Nils.
Puis on est partis pour sortir de Paris, et j’ai vu le fameux panneau “Métropolitain”, ce qui m’a ravie. Nous nous sommes arrêtés pour remplir l’air des pneus. Ainsi, je suis allée demander à l’accueil pour des toilettes, et j’ai vu en même temps une petite dame âgée qui parlait au vendeur.
Elle lui a donné un billet, puis lui a dit de garder la monnaie, car elle ne saurait pas tenir les pièces.
Puis elle s’en est allée, et j’ai entendu quelque chose comme : “Je n’ai plus de muscles dans la main, et le plein va être un moment de grande solitude.“ Alors je suis allée l’aider, et finalement, le chef de la station a terminé à ma place.
Nous sommes ensuite partis comme des flèches et avons mangé au KFC, où je me suis renversé le verre de coca de Nils dessus, et où Papa a décrété qu’à partir de maintenant, nous n’irions plus au fast-food.
En nous dirigeant vers les bois, nous avons eu la chance de voir un immense groupe de plusieurs familles d’oies sauvages. Un monsieur connaisseur nous a expliqué que le jar faisait peur aux oies dans le but de les mener vers un endroit plus sûr, et qu’elles venaient de Toulouse.
Puis, malgré les 20 km prévus qu’il nous restait, l’obscurité nous obligea à nous arrêter dans un petit terrain, dans un grand parc, caché, et nous avons planté nos tentes ici.
Même si nous n’avons pas atteint notre objectif originel, nous sommes tout de même fiers de nos kilomètres.
Sur ce, je vous quitte, et j’espère que vous avez apprécié ce jour spécial autant que moi (la capitale, tout de même !).
How to visit paris
For 50€
1/ camp in chateau lafitte woods.
2/ wake early and jump on bike.
3/ spend 25€ on COffee and croIssants.
3/ explore the beauty of paris.
4/ spend another 25€ on a SANDWICH at subway.
5/ ride out of town and find a place to sleep…
In the
WOODS.