J17 – Nevers à Le Moulin Neuf

Macarons à Moulins









En nous réveillant à cause du soleil, nous découvrîmes que nous avions dormi beaucoup plus que prévu, car nous étions censés nous réveiller à l’aube. Nous avons rangé, dans une chaleur désagréable, nos affaires en un temps record, c’est-à-dire 55 minutes. Puis, nous nous sommes mis en route et avons commencé la journée avec une belle montée, pourtant surmontable pour tout le monde (je ne nierai pas que nous étions mouillés et essoufflés à la fin). Ensuite, nous avons eu droit à une descente, également surmontable… à remonter après.
Nous avions fait 8 km avant d’arriver dans un petit village, et avons aperçu un bar où nous voulions nous installer. En rentrant, Papa demande si le bar est ouvert, et le gérant lui répond fort mal aimablement : « Si tu as pu rentrer, alors c’est qu’il est ouvert. » Papa, mécontent, s’assoit dehors et nous dit que si le mec ne vient pas prendre notre commande dans 5 minutes, alors on part. Finalement, en regardant la carte, nous nous rendons compte que l’Intermarché est juste à côté. Ni une ni deux, on part, et nous nous retrouvons cinq minutes plus tard dans le magasin.
Nous choisissons tous un petit déjeuner, et voici les résultats :
- Papa a pris un riz au lait en boîte avec des bananes et un jus de fruit Innocent “tutti frutti” ;
- j’ai pris des compotes à l’abricot avec des Kinder Joy et un Innocent “pomme-poire-pêche” ;
- Nils a pris une salade Sodebo, des chips au ketchup et un Coca Zéro ;
- Anna, finalement, des Doritos, des bâtons de berger (petits saucissons) et du Sprite.
Après un petit déjeuner plus qu’improbable, nous sommes partis pour une ville à 50 km de là, appelée Moulins. Sur le chemin, nous avons vu plein de vaches, j’ai appris à siffler avec un chapeau de gland, et Anna et Nils ont eu un petit accident où Anna a été projetée de son vélo. Nous avons vu une belle statue de robot, et les vaches et brebis dans les champs étaient couchées à l’ombre, car elles avaient vraiment trop chaud. Dans la continuité (des vaches), nous étions tous surpris de l’effet de l’immense chaleur, mais surtout sécheresse, sur la nature. Outre les réactions des animaux, l’herbe était dorée, les tournesols ne regardaient plus le soleil et étaient cramés, les lits des petites rivières étaient vides, les champs étaient tous pareils, cramés couleur or.
Une fois arrivés à Moulins, nous avons pris une pause dans “La Maison du Macaron”, qui faisait d’originales créations, comme des macarons au foie gras ou au saumon-aneth. Nous avons tous les trois pris quatre macarons et une boisson, et Papa a pris un milkshake à la vanille.
- Anna a choisi tutti frutti, citron, melon et violette avec une limonade ;
- Nils a choisi tutti frutti, Nutella, M&M’s et vanille avec un Coca ;
- j’ai choisi cassis, cerise, chocolat-framboise et pêche de vigne avec une limonade-grenadine.
Après s’être régalés, Papa nous a proposé de prendre un nouveau milkshake. Il a repris vanille, Nils aussi, Anna a pris banane et moi framboise. Désaltérés, nous sommes partis en direction de l’Intermarché. Là, nous avons chacun choisi de quoi manger ce soir.
Puis, nous nous sommes remis en route pour nos 20 km restants, cherchant un campement. Nous sommes passés par un chemin en haut d’une colline, large d’un mètre, avec de raides et longues pentes de chaque côté. Papa a failli tomber, et le pain qu’Anna avait mis sous son sac s’est fait la malle ; Nils l’a rattrapé à temps. Nous sommes aussi passés par des endroits où les vélos étaient très mal accueillis : de petites structures en bois, en angle droit, laissaient passer un humain… et sa capacité de virage. Pas un vélo. Ainsi, nos vélos découvrirent les joies du “une roue”, position humain-verticale.
Après quelques raccourcis, une partie de route au plus près des voitures à toute vitesse, et beaucoup, beaucoup de chemins poussiéreux et caillouteux à travers champs, nous avons fait une pause. Pendant celle-ci, Anna me fit signe de ne faire aucun bruit, prit délicatement le Coca de Nils, calé à l’arrière de son sac, et le mit dans le sien. Papa et elle avaient concocté une blague toute bête.
Après une grande montée, nous arrivâmes dans un champ de vigne, dans lequel nous voulions absolument dormir. Finalement, une centaine de mètres plus loin, à l’orée du bois, se trouvait un chemin d’herbe où nous posâmes les tentes et les bagages. Après avoir monté toutes les tentes, nous mangeâmes.
J’avais choisi des bâtons de berger, un sandwich au poulet, des Tucs et un yaourt à boire Siggi’s. Anna et Papa mangèrent la même chose : du cassoulet en boîte, du tzatsiki, du foie gras et du pain. Nils avait choisi une salade Sodebo, des Monster Lunch goût ketchup et un Coca — OH ! OÙ EST DONC LE COCA ? Lorsqu’il découvrit que son Coca avait “glissé”, ce fut le drame. Il pleurait, se lamentait, était déçu, n’y croyait pas… selon lui, il vivait toutes les étapes du deuil. Après avoir gardé la blague pendant facilement une demi-heure, le Coca fut réintroduit lorsque Papa s’en alla le chercher, revint et le but comme si c’était le sien. Réaction de l’intéressé : “Oh, c’est sadique”, avant que Papa ne lui dise : “Mais manneke, c’est le tien !”
Nous terminions alors notre repas en nous remémorant de bons souvenirs, majoritairement les fois marquantes où Maman nous avait grondés.
Après un repas joyeux, nous, les enfants, avons tout rangé tandis que Papa travaillait sur le blog, puis nous écrivîmes nos propres articles.
Finalement, nous partîmes nous coucher vers 22 h 30. Toute la soirée, des coups de feu se faisaient entendre depuis la forêt, et ils s’arrêtèrent finalement vers 21 h. Ces coups de feu servent à faire peur aux oiseaux, pour qu’ils ne viennent pas manger les graines ou les raisins. Si vous vous rappelez, nous avons campé près des vignobles.