J26 – L’Hermet à Rousses

Les Cévennes.












Ce matin, nous nous sommes levés tranquillou vers 10 h. Liv et moi, on s’est raconté notre petite bataille nocturne. En fait, j’étais toute tordue dans mon sommeil, les genoux coincés dans la tête de Liv. Elle m’a redirigée d’un coup sec — et voilà un superbe bleu comme souvenir matinal !
En rangeant nos affaires, on n’arrêtait pas de répéter que c’était vraiment la meilleure nuit des vacances. On était tous d’accord — même les chaussettes semblaient sourire en les rangeant !
Pour le petit-déjeuner, simple mais délicieux : pain, un peu de beurre et du miel. Le miel fondant sur le pain… un vrai moment de douceur avant de repartir.
Vers 11 h 30, nous avons attaqué la suite de notre route vers le “Col du Sapet”, à plus de 1 080 m d’altitude — qu’on ne connaissait même pas, car on l’avait pris à l’envers ! Au début, on roulait sur une route tranquille, bien goudronnée, et on n’a monté qu’une cinquantaine de mètres. Puis, d’un coup, la pente est devenue raide, et on s’est retrouvés à dévaler une descente pleine de cailloux (il y avait quand même un avantage à cette route : elle était magnifique). À chaque virage, il fallait freiner fort : les cailloux glissaient sous les roues comme des patineurs maladroits — il fallait rester super concentrés.
Arrivés à Florac, on cherche un resto. On opte pour “Le Camisard”. Et là, quel bonheur : du bœuf braisé, du riz, des courgettes en lamelles — tendre, réconfortant. Et pour finir en beauté : du pain perdu avec une boule de glace et du caramel… un vrai festival de douceur.
Trois kilomètres plus loin, halte au Carrefour Market pour acheter de quoi dîner. On remplit le panier, on rit dans les rayons… sauf papa, qui garde les vélos avec un sourire patient (et des envies de café, sans doute).
Le ventre plein, on repart vers le mont Aigoual. Une montée tranquille de 30 minutes, puis on fait une pause. J’ai vu un trou bizarre qui, en fait, était un tunnel sous la route. Avec papa, armée d’un bâton “anti-serpents “ (parce que papa n’est pas seulement un Hero comme Indiana Jones, mais comme Indie, papa as aussi peur des serpents), je suis allée explorer. Une mini-aventure digne d’un petit film d’exploration.
Ensuite, on roule jusqu’à un champ parfait pour planter nos tentes. Le coin était un peu risqué (visible depuis la route, la gendarmerie pas loin), mais l’endroit était frais, plat et paisible. On l’a choisi — et tant pis pour les patrouilles, on avait la qualité lumière coucher de soleil en prime.
Après avoir monté les tentes, on a choisi les photos pour le blog. Puis on s’est régalés avec nos victuailles du soir : pain, Philadelphia, noix de cajou, rosette, olives, et bien sûr, des guimauves au chocolat pour la touche finale gourmande.
Une fois les ventres bien remplis, on a terminé le blog en riant sur quelques passages, avant de filer se coucher. Et hop, la nuit nous a enveloppés, douce comme un bonnet douillet.