J28 – Cap De Coste à Montpellier

Au revoir Cap de Coste.







La dernière nuit avant ce dernier jour fut agréable. Nous avons dormi dans de vrais lits ; Papa nous avait fait une surprise en réservant un gîte – le même que pour son anniversaire de 50 ans : “Cap de Coste”. Nous nous réveillâmes alors à cause de nos colocataires, qui se dirent bonjour en criant, et en ouvrant les volets, ignorant ainsi notre présence ; probablement leur petite vengeance vis-à-vis de notre entrée tardive dans le dortoir la veille après une longue discussion avec Rebecca.
Pendant un petit déjeuner solide (plusieurs sortes de brioches, confitures de prunes préparées la veille au soir, et chocolat chaud), Papa entama une conversation avec le plus grand de leurs deux enfants. Il nous disait qu’il allait commencer à travailler alors qu’il avait 15 ans. Il est en stage d’apprenti en tant que paysagiste. Pendant ce temps-là, son petit frère parlait tout seul et avait pris un bâton et tapait les arbres, les guêpes, les chaises, en bref, il cassait tout sur son passage. Afin de nous éloigner de cette nuisance, nous sortîmes un peu avec Anna et aidâmes un petit écureuil qui avait ingéré de la mort-aux-rats. C’étaient d’autres dames qui logeaient ici qui en mettaient car “ils faisaient du bruit en courant sur les arbres et sur le toit”. Donc, nous l’aidâmes et, après cet épisode de pure générosité, il nous cracha dessus et se roula en boule. Nous décidâmes d’aller en haut pour faire nos bagages.
Je voulus essayer de faire une petite descente en hors-piste pour tester la légèreté de mon vélo sans les bagages, mais mes sangles se prirent dans mes roues. Après cinq minutes à les démêler, nous chargeâmes nos vélos, nous dîmes au revoir à Rebecca et la remerciâmes de son chaleureux accueil, et partîmes pour cette dernière journée en tant que cyclistes professionnels.
Après avoir entamé notre descente, nous entendîmes un bruit strident sur une vingtaine de mètres. Nous nous arrêtâmes et observâmes le vélo de Papa : nous découvrîmes avec stupeur que les plaquettes de freins de Papa étaient complètement usées. Ainsi, ses freins arrière ne marchaient plus et faisaient beaucoup de bruit. Nous voulûmes aussi prendre une photo du paysage, mais une voiture s’était arrêtée en plein milieu de la route pour prendre, elle aussi, une photo. Seulement, il gâchait notre photo à nous. Il partit quelques minutes après, Papa a pu prendre une photo et nous reprîmes notre route.
Nous arrivâmes à Ganges et mangeâmes au restaurant “La Dolce Vita” ; burger bacon pour Nils, chicken burger pour Anna et deux salades au canard. Papa revit complètement l’itinéraire pour éviter de passer par les routes départementales comme avait prévu le GPS.
Ensuite nous partîmes après avoir payé et commençâmes avec un “petit col de rien du tout”, comme disait Papa, avant de faire une heure de montée. J’étais tout dernier, ce qui était fort agréable pour écouter ma musique, mais ce qui était fort flippant en raison du ciel gris et de bruits dans la forêt. Peu après, Liv se découvrit un talent caché : faire des bulles de chewing-gum.
Après cette montée interminable, Papa me demanda pourquoi j’étais toujours en dernier. Je lui répondis alors que j’avais besoin d’être dernier pour concentrer mon chakra afin de pouvoir avancer, ce qui le fit rester sans voix. Tout content de ma repartie sans égale, nous continuâmes à rouler à travers une magnifique route et arrivâmes via Cazac et Brissac à Saint-Martin-de-Londres, où nous bûmes un café, un Schweppes et les filles mangèrent des glaces. Seulement, en demandant un Schweppes au serveur, il crut que j’étais un amateur de Schweppes Tonic. Vous savez, c’est le truc tout amer avec une canette jaune. Alors, il apporta cela. Vu que je déteste le Schweppes Tonic, Papa me proposa d’aller en chercher une autre, donc un Schweppes agrumes, celui que je voulais. Dans un premier temps, je refusai, par politesse. Mais je fus rapidement gagné par l’envie, et courus en chercher un autre.
Après cette petite pause, nous continuâmes jusqu’à Grabels, où nous fûmes surpris par la beauté du chemin (surtout grâce à la proximité avec Montpellier). Arrivés à Montpellier, nous pédalâmes avec la vitesse de l’éclair et arrivâmes à la maison. Une fois les vélos soigneusement calés contre le mur de l’atelier de Papa, Rachel vint nous dire bonjour. Nous discutâmes quelques minutes et finîmes par décharger nos vélos.
Je courus, poursuivi par Anna, pour déverrouiller la porte. Anna essaya mais n’y arriva pas. Je lui proposai alors d’essayer avec la clé de la maison, et pas celle de la boîte aux lettres. Nous arrivâmes donc dans notre doux foyer avec quelques surprises de Bart. Nous allâmes tous dans notre chambre, ranger nos bagages.
Puis nous nous installâmes dans la voiture, et pour fêter la fin du voyage, nous allâmes manger à Burger King. Nous parlâmes des bienfaits de notre voyage, d’acteurs célèbres et de la rapidité à manger des frites. Nous rentrâmes alors à la maison, nous dirigeant vers une bonne nuit de sommeil.
8 Comments
Bmar
Incredible!
Nilske
Thank you! We remain modest, but we also find it really crazy that we have passed this crazy challenge!
Birgitte en Kurt
Ce qui semblait un défi impossible et un peu fou, il y a un mois, vous l'avez reusis avec brio.
Les fesses et les mollets douloureux seront vite oubliés, seuls les merveilleux souvenirs resteront.
Nous avons apprécié chaque reportage, écrit avec beaucoup d'humour et de réalisme.
C'était comme si nous vivions tout cela. La lecture du blog, notre rituel pauze-midi, nous manque déjà.
Nous attendons avec impatience vos prochaines aventures.
Nilske
Merci pour ce commentaire! Cela me touche énormément. C’est vrai que ce défi semblait, pour nous, quelque chose de fou, mais je pense que nous l’avons réussi avec Brio!
Kiki Mariën
Waaaw , how beautifull Guys ! Hope u are all well and not in pain 🙂. Weldone 💪👏🌈❤️
Nilske
Thank you! Our buttocks still hurt, but we're fine!
Peter
Proficiat allemaal- wat een inspiratie! 🙂
Nilske
Heel erg bedankt! Het is ontroerend om een bron van inspiratie te zijn!