J16 – Châtillon-sur-Loire à Nevers

Sancerre








Aujourd’hui, nous avons eu un réveil quelque peu matinal, à 7h00. Nous sommes partis vers 9h30. Nous avons pédalé une trentaine de kilomètres durant lequel après une grosse montée la réparation de la roue avant a lâché pour la énièmes fois et nous avons dû mettre une chambre a air. Finalement, nous sommes arrivés à un Intermarché, où nous sommes restés à peu près deux heures et où nous avons rempli nos bouteilles à l’aide de bidons Cristaline de 8L. Liv et moi, n’ayant pas bien calculé, il nous restait 4L d’eau qui ne rentraient pas dans nos gourdes. Nous nous les sommes donc partagés équitablement (même si ma bouteille est tombée une fois, car elle était mal attachée).
Quelques kilomètres plus tard, nous avons décidé de faire une pause un peu longue, car la chaleur et le soleil nous empêchaient d’avancer. On s’est donc posés à côté d’une rivière pour que papa puisse écouter le bruit de l’eau qui coulait. Pendant que papa s’assoupissait, je me suis mis en tête de créer une canne à pêche avec les moyens du bord (je n’avais évidemment vu que la construction dans un film). Alors, j’ai pris un bout de bois qui était entre la vie et la mort, du moins jusqu’à ce que je le coupe. Une fois coupé, je vous laisse deviner : il n’était plus entre quoi que ce soit.
Ensuite, j’ai pris un filet de pêche que j’ai coupé en morceaux, et je les ai assemblés pour qu’ils fassent un long fil.
À la fin de ce fil, j’ai attaché un bout de fil barbelé que j’avais coupé au préalable et tordu pour faire un hameçon. Une fois la canne à pêche terminée, j’ai pris un bout de fromage suintant et je l’ai accroché à l’hameçon. Après quelques essais sans résultat, ma maladresse a pris le dessus et ma canne à pêche s’est retrouvée au fond de la rivière.
Papa s’est ensuite réveillé et nous sommes repartis. Nous longions la Loire, et Liv et Nils criaient en chœur : “On veut se baigner, papaaa, s’il te plaît !”
Papa refusa, mais nous fit un faux espoir en me demandant d’aller voir où on pouvait se baigner. Liv et moi étions donc déçues. Papa s’est tout à coup mis à avancer bien plus vite ; nous ne pouvions pas nous arrêter, parce que ce n’était pas le moment de se baigner, que l’on avait déjà perdu trop de temps et que nous devions vraiment rouler — le tout selon Papa. De plus, Papa était lui aussi déçu de nos réactions.
Ne pouvant le suivre, je me suis arrêté pour attendre Liv et Nils. Nous avons donc continué sans Papa. Quelques dizaines de kilomètres plus tard, Papa m’appela et me fit comprendre que nous nous étions trompés de chemin. Nous nous sommes donc donné rendez-vous dans une petite église à une heure de vélo de là où on était. Nous avons donc pédalé jusqu’à Papa.
Quand on s’est retrouvés, nous n’avions eu que dix minutes avant de repartir pour faire 10 km jusqu’à un kebab. Nous avons mangé là-bas, et nous nous sommes régalés. Après avoir fini de manger, je me suis rendu compte que j’avais trop mangé, car un mal de ventre horrible me prit jusqu’à ce qu’on arrive un peu plus loin dans des champs. Nous avons ensuite déplié nos tentes, et nous sommes allés dormir.