J20 – Crevant-Laveine à Issoire

Premier “vrai” montée.









Après une nuit tempétueuse, nous nous sommes réveillés dans une tente humide. Une fois nos ventres remplis (pains au chocolat, Pim’s et pomme) et nos bagages pliés, nous nous sommes mis en route sous de petits crachins. Après plusieurs passages dans les orties, les ronces, les champs et les routes, nous arrivâmes à un Super U.
On a acheté nos repas du midi (salade Sodebo, Dr Pepper, Pringles, soupe, wrap, thon, sandwich, macédoine, jus de carotte et d’orange), réparé le pneu de Papa, écrit dans nos carnets, et gonflé les pneus.
Par la suite, nous avons traversé la forêt, par une petite route fort agréable qui passait par bois et parcs municipaux. La route était de toute beauté, car nombreux étaient les lacs et rivières qui coulaient des deux côtés. La terre était compacte grâce à l’humidité, ce qui ne nous enveloppait pas dans un nuage de poussière comme habituellement.
Seulement, quelques heures après, un des nombreux facteurs problématiques principaux du voyage vint nous poser problème : ON AVAIT FAIM ! Nous nous arrêtâmes alors à un Super U, en vain, car Papa et Liv avaient prévu d’aller dans un petit restaurant à 12 km de là où nous nous trouvions déjà.
Après 1 heure de montée à travers le col de la croix des gardes (alt: 654 m) vint la partie la plus fun du trajet : la descente. Cette descente était particulièrement marrante, parce que, non seulement on allait très vite (40 km/h), mais c’était surtout une descente de 10 km.
Après cette partie jouissive pour nos jambes, nous avons pris quelques minutes pour trouver un restaurant digne de ce nom, et avons fini par en trouver un au sobriquet plus que convivial (AU RENDEZ-VOUS DES COPAINS) où nous avons mangé. C’était délicieux (steak haché pour moi, bavette pour Anna, salade Caesar pour Liv, salade de gésiers et burger au Saint-Nectaire pour Papa).
Après avoir englouti notre repas, nous nous mîmes en route à la recherche d’un endroit où dormir. Seulement, un orage plus que menaçant était à nos trousses depuis trois bonnes heures. Voyant nos grimaces d’effroi, Papa dit, avec la conviction de Opa, une phrase censée nous remonter le moral : “Ça passe ou ça casse”!
Après cette affirmation “rassurante”, une Peugeot 2008 gt rouge se cala à ma hauteur, et le conducteur dit quelque chose que mes conduits auditifs ne parvinrent pas à capter. Croyant d’abord qu’un mec un peu lourd voulait me parler du fait qu’on roulait sur une route sans piste cyclable, je fis faire quelques tours de roue rapides à mon bicloune afin de me rapprocher du reste de la famille.
En revanche, le mystérieux inconnu continuait de nous coller aux basques, et Papa s’arrêta. Le monsieur nous demanda si tout allait bien et où nous allions. Papa dit que nous cherchions un endroit où “planter nos tentes”, et l’homme répondit qu’il avait un jardin et qu’on pouvait s’y installer durant la nuit. Après nous avoir vus avec un grand sourire aux lèvres, Papa accepta. L’homme partagea sa localisation avec Papa sur son téléphone.
Maxime nous expliquera plus tard qu’il ne voulait pas me faire peur (il avait vu la trouille sur mon visage). Il s’inquiétait pour nous, à l’approche de cet énorme orage, et qu’il compatissait car il faisait aussi du vélo et de la moto, et qu’il trouvait vachement curieux qu’une famille, avec des enfants, pédalaient encore à 22h, la nuit tombée.
Nous nous rendîmes donc à la maison de notre charmant hôte et parlâmes avec lui de vélos. Il avait une moto et expliquait qu’il faisait aussi des road trips, mais à moto. Maxime comptait faire toute la côte atlantique de la France à vélo avec un copain, ainsi qu’un voyage en moto au Maroc pour le Nouvel An.
Maxime nous montra où nous pouvions établir notre campement, et nous y déployâmes nos fameuses tentes bleues. Maxime nous proposa gentiment de remplir nos gourdes et charger nos téléphones. Nous acceptâmes avec le plus grand des plaisirs. Merci Maxime!