On the road

J23 – Saint-Julien-des-Chazes à Chapeauroux



Ce matin, nous nous sommes réveillés à 6 heures. Le réveil était compliqué, car la nuit l’avait aussi été : je m’étais réveillé à 4h avec Anna et Papa à cause d’une furieuse envie de faire pipi. Papa a lu, et Anna s’est rendormie quelques minutes après, tandis que je restais éveillé, moi et ma vessie pleine, sans savoir que j’allais le réveiller deux heures plus tard à cause de Papa, qui allait tirer mon sac de couchage et qui mettait la Marseillaise à fond.

Papa nous avait réveillés si tôt, car nous nous étions réveillés “trop tard” (7h30) la veille, et qu’on s’était arrêtés alors que le compteur de kilomètres était inférieur à celui qu’on devait faire. Donc, après ce réveil pour le moins tumultueux, nous avons mangé une baguette avec du beurre et du miel.

Nous partîmes deux heures après et commençâmes avec une superbe montée. Youpichouette ! Nos ventres hurlaient de faim, alors on s’est arrêtés dans une petite boulangerie qui faisait des pains au chocolat merveilleux. Après nous être remis en route, nous sommes passés par la route du Tour de France. C’était une montée très raide, le col de Peyra Taillade, qui avait été foulée par de grands champions du cyclisme comme Jonas Vingegaard, et qui, par-dessus tout, était précédée par des espèces de gigantesques stalactites hexagonales (ça s’appelle “les orgues de Prades”). Il s’agit d’une falaise de basalte imposante de plus de 90 mètres de hauteur.

Elle est le résultat de quatre coulées de lave successives. L’une d’elles, en se refroidissant, a formé un gros “champignon”. Il repose sur des orgues basaltiques, devenues célèbres dans la région (qui pourtant en offre beaucoup), car elles sont particulièrement fines et régulières. Ces prismes (ou colonnes) se sont formés lorsque la lave s’est refroidie en profondeur, plus lentement qu’à la surface de la coulée. Ils ont une section hexagonale caractéristique et se positionnent perpendiculairement à la surface de refroidissement.

Après avoir appris tout ça sur nos téléphones (merci Wikipedia !), nous continuâmes pendant deux heures et arrivâmes à Saint-Pavit-de-l’Allier, et mangeâmes dans un petit restaurant : “Le Baluchon”. Ce village était spécial, car les pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle passaient par là. Et même la bête du Gévaudan serait passée par ce village. Brrrr !

Après avoir mangé ce bon repas (trois saucisses préparées par un MOF — “Meilleur Ouvrier de France” — et une salade au fromage de chèvre pour Liv), nous avons entamé la graaaaaande montée d’environ 14,2 kilomètres. Ce fut exécrable, effroyable et cruel. Et pourtant, nous allons en refaire une, encore PIRE.

Nous arrivâmes au camping après bien des efforts, et tout ça pour s’apercevoir qu’ils avaient rajouté une étoile au marqueur sur leur panneau d’entrée, que nos cartes bancaires ne marchaient pas, qu’il n’y avait pas de papier toilette dans les sanitaires, que la moitié des glaces étaient en rupture de stock, et que des pépés du Sud jouaient à la pétanque et faisaient beaucoup de bruit. On se posait bien évidemment des questions sur leur note du site pitchup.com, car elle était très bonne (9,8/10)!

Malgré tout, le soir, nous avons mangé au restaurant du camping. Je ne connais pas les mots pour décrire les incroyables sensations qui flottaient dans nos bouches. Je peux simplement dire que c’était très bon (trois burgers avec aliments locaux, et faux-filet pour Anna ; les frites étaient cuites à la graisse de bœuf !). Et pourtant, la cuisinière nous fichait une peur bleue avec ses sautes d’humeurs et ses expressions venues du nord.

Ensuite, nous avons pris nos douches, lu et sommes allés nous coucher.

Pour info, voilà les infrastructures obligatoires à avoir en fonction du nombre d’étoiles d’un camping:

  • Une obligation de places de parking à l’entrée ou dans l’enceinte du terrain pour les campings classés 3, 4 et 5 étoiles. Ce type d’aménagement est facultatif pour les 1 et 2 étoiles.
  • Une présence obligatoire d’un point de restauration sur place pour les campings 4 et 5 étoiles.
  • Deux langues étrangères obligatoires parlées par les équipes dans les campings 4 et 5 étoiles.
  • Une présence obligatoire de deux sèche-cheveux pour les campings 3, 4 et 5 étoiles et dans chaque emplacement.


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