On the road

J14 – Nemours à Conflans-sur-Loing



Ce matin, nous nous sommes fait réveiller par Papa vers 9h ; réveil qui fut pour moi beaucoup plus agréable, car au lieu de nous attraper les jambes (ce qui me donnait des crampes), il a tapé sur notre matelas incessamment. Puis, nous avons rangé nos affaires et quitté le camping avec difficulté, en nous disant que c’était le plus chouette.

Nous avons repris la route amèrement, jusqu’à l’Intermarché qui se trouvait 11 km plus loin, dans le but de prendre notre repas du matin. J’en profite pour vous informer que nous avons la plupart du temps deux repas importants durant la journée : celui du matin, qui fait petit-déjeuner et déjeuner, et celui du soir, qui fait goûter et dîner ; ainsi, nous les prenons tard dans la matinée et tôt dans la soirée. Sachez aussi que Papa nous donne 50 € pour la semaine, et nous mangeons ce que nous voulons dans ce budget ; Papa nous invite quand même au resto le soir, ou nous paie les pizzas. Nous allions donc à l’Intermarché pour acheter de quoi manger pour cette matinée, et y sommes restés facilement deux heures.
Nils avait choisi un Coca, une salade dénommée Montmartre et des bonbons Surfiz. Anna avait choisi des beignets au chocolat, un sandwich au thon et un Yop. Papa avait choisi un sandwich au thon aussi, une salade céleri rémoulade et un Innocent carotte-orange. J’avais choisi des pains, un petit pot de rillettes, une salade surimi-tortis et des barquettes à la framboise.

Nous en avons aussi profité pour acheter des enveloppes et des timbres (difficilement acquis auprès d’une dame de La Poste qui n’était pas trop au courant de quoi que ce soit, finalement) et avons posté nos lettres. Nous avons chacun eu une pomme, puis nous sommes partis vers 14h.

La route fut très compliquée pour tout le monde, car nous étions en plein soleil et qu’il faisait extrêmement chaud. Nous en avions les t-shirts mouillés et nous n’avions presque pas de force. Forts de nos maillots de bain, nous nous sommes mis en tête de trouver un point d’eau où nous pourrions nous baigner. Et Dieu nous écouta, et nous donna un lac à 1 km de notre emplacement actuel. Nous y allâmes, ravis, avant de découvrir l’énorme grillage qui l’entourait, avec dessus la douce inscription : “Étang du Val, pour pêcheurs, appeler au …”.

Notre déception fut immense, et nous nous dirigeâmes alors vers le bois, où nous comptions grandement sur la fraîcheur procurée par l’ombre des arbres. Sur le chemin, Papa creva, et le trou de la roue avant d’Anna s’ouvrit à nouveau. En arrivant, nous prîmes la belle décision de rester là pour l’heure qui suivit. Papa nous proposa de dormir, ce que nous fîmes en déposant nos serviettes par terre et en restant en maillot de bain, car il faisait très chaud. Je dormis facilement deux heures, Papa dormit une heure, et Anna et Nils ne purent fermer l’œil. Je peux dire avec affirmation que Papa gagne en créativité, car il m’a réveillée en me jetant des coquilles de noix, et je me réveillai alors en l’appelant, persuadée qu’un écureuil me voulait du mal.

Puis nous sommes repartis, et avons crevé deux fois, avec Anna et Nils ; la route était parsemée de petits bouts de verre. À la fin dudit chemin, nous sommes arrivés à un croisement digne d’un film : nous étions au milieu, et il y avait tout autour de nous, en cercle, huit issues, dont nous pouvions voir le chemin s’enfoncer dans les bois. Puis, ayant manifestement choisi le bon chemin, nous arrivâmes à une grande route, où les voitures roulaient à toute vitesse, qu’il nous fallait traverser. Au moment propice, nous traversâmes, et continuâmes la route, ravis d’être encore en vie.

Nous avions finalement atteint le centre-ville, quand nous nous rendîmes compte du problème technique de la roue de Papa. Nous décidâmes de changer d’Intermarché et de nous diriger vers le Carrefour de la zone industrielle, où se trouvent le Décathlon et l’Intersport. Une fois arrivés là-bas, nous avons acheté tout ce dont nous avions besoin, mais n’avons pas trouvé l’exacte petite pièce dont Papa avait besoin. Puis, nous partîmes, Anna et moi, acheter de quoi manger pour le dîner au Carrefour. Anna attendit dehors pour surveiller les vélos pendant que je partis chercher notre pitance. J’y passai un petit bout de temps, qui sembla durer une heure pour Anna, et la pluie se mit à tomber quand je finissais mes achats.

En sortant, il pleuvait des cordes, des chiens et des chats, et Papa ne connaît pas l’expression néerlandaise. Donc, nous avons mis le très lourd sac de courses sur le guidon d’Anna et avons bravé la pluie pour atteindre Papa et Nils, à Intersport. Ici, nous avons mangé notre festin, composé par ma personne, constitué de : trois canettes de Coca et une de Fanta, des Benenuts, des olives à l’ail et au persil, des bananes, une salade piémontaise et une salade tortis-surimi (la même que j’ai mangée à midi, vous vous rappelez ?), du salami, du Leerdammer, un jus Innocent orange-carotte et deux baguettes. Nous l’avons dégusté, installés sur la serviette de Nils, qui porte maintenant les traces de notre repas, avec Mbappé qui nous regardait fixement depuis son poster sur l’Intersport. La pluie était battante et nous observions avec fascination.

Puis, la pluie ayant cessé, nous avons pu écarter la possibilité de mettre les tentes devant la porte de l’Intersport, et sommes partis sous une petite pluie, à peine perceptible. La nuit est tombée, nous sommes passés par un village qui nous rappelait celui de l’hôtel Transylvanie 1, et nous sommes arrivés à un petit bois. Nous y avons planté les tentes contre mon gré, car j’avais peur du bois, et j’avais bien raison : plus tard, en ouvrant ma tente, Nils et moi avons vu une des plus grosses araignées de notre vie s’en échapper. Nous avons quand même réussi à dormir. Enfin, “nous avons dormi” s’est vite transformé en “je” car tout le monde (sauf moi) a été réveillé par des “uik uik”. Et si vous avez bien lu mes posts précédents vous savez ce que c’est*; finalement, j’avais bien raison d’avoir peur. Ils restèrent près de nous pendant environ 10 min, avant que les autres puissent me rejoindre dans les bras de Morphée.

*Et si vous ne les avez pas lu, sachez que ce sont les bruits des sangliers !



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